Malgré un programme bien encadré par l’ONU, la compétition reste une grande consommatrice de CO2. Pas bien.

 

D’abord, il faut rappeler que la FIFA est la première institution internationale sportive à avoir adhéré au programme Climate Neutral Now. Ce dispositif créé par l’ONU vise à compenser les émissions de gaz à effet de serre générées par la compétition.

Et le bilan est plutôt salé ! Entre les voyages des supporters, des équipes et des officiels, leur hébergement, la production de gadgets, de maillots pour la publicité, de casquettes et la logistique, la Coupe du Monde est une usine à CO2 à elle toute seule. Lors de l’édition sud-africaine de 2010, la compétition a contribué au relâchement de 2,3 millions de tonnes de GES (éq.CO2). A quoi, il faut ajouter les émissions imputables à la construction des stades, des voiries et de nouveaux hôtels. Et les rejets carbonés des seules équipes de télévision: 24.000 tonnes de.CO2.

 

Les premières estimations des rejets de GES de la Coupe du Monde en Russie sont à peu près dans les mêmes proportions.Cette fois, la Fifa entend compenser la totalité des émissions dont elle estime avoir la responsabilité, soit 243 000 tonnes. A quoi elle ajoute 100 000 tonnes  qui seront émises par les supporters. Sur le site de la Fifa, les acheteurs de billets ont d’ailleurs été invités à cocher la case compensation.