Après la décision annoncé par Google pour fermer son réseau social « Google + » pour faille de sécurité, faut-il avoir des craintes pour les comptes Gmail ? Non, apprend-on dans un communiqué du groupe.

Bien que les usagers détenteurs d’un compte Gmail soient automatiquement inscrits sur Google +, le géant de l’internet explique qu’il n’y a aucune menace contre les millions d’usager possédant une adresse Gmail. Et pour cause, « la faille a été corrigée, et les informations de connexion, comme les mots de passe, n’étaient pas concernées par la faille », selon l’enquête de Google. Et de rassurer que la faille de sécurité ayant potentiellement exposé les données personnelles de quelque 500.000 usagers, ne nécessite aucune action spécifique. Par ailleurs, il est toujours fortement recommandé d’activer la double authentification sur le compte Google. Cette mesure consiste à vous envoyer un code supplémentaire, par SMS par exemple, à chaque tentative de connexion.

Lancé en 2011 pour concurrencer Facebook, le réseau social Google+ a toujours peiné à s'imposer auprès du grand public.

Quels dégâts ? Le nom des propriétaires de 500.000 comptes, leur adresse électronique, leur profession, leur sexe et leur âge sont les principales données ayant été exposées, assure Google sur son site.

Alors que la faille a été découverte et colmatée en mars dernier, selon le communiqué même de Google, beaucoup d’observateurs s’interrogent sur les raisons qui auraient poussé le groupe à dissimuler ce dysfonctionnement, même après l’avoir corrigé. Selon des experts, cette décision est contraire aux bonnes pratiques et aux règles de déontologie. Le groupe semble vouloir éviter que cet événement ne vienne entacher son image de marque ou qu’il soit associé dans l’esprit du grand public au scandale Cambridge Analytica qui touchait Facebook et qui avait causé la fuite d’informations concernant ses utilisateurs.

Un nouvel incident qui sème le doute sur la fiabilité de ces réseaux et risque de remettre en cause la confiance que les utilisateurs peuvent accorder à Google en matière de transparence.