La Coupe du Monde est avec les J.O, la compétition internationale qui cristallise le plus les tensions géopolitiques entre les pays qui s’affrontent dans la compétition. Il est difficile de ne penser qu’au football même pendant 90 minutes en faisant fi des relations politiques.

On est d’accord, l’Iran et le Maroc sont deux outsiders et l’objectif sportif de ce premier tour et de décrocher les trois points avant de rencontrer les deux monstres du groupe B que sont le Portugal et l’Espagne.

 

Mais,mais,mais,mais, mais…. on ne peut pas occulter la réalité des relations entre les 2 pays. Le fossé est d’abord religieux entre un Maroc sunnite progressif et modéré et un Iran chiite, cloisonné et ultra-conservateur.

 

La question du Sahara marocain a réduit les relations entre les 2 pays à sa plus simple expression depuis des décennies. En 1980, le Maroc rompait déjà ses relations avec Téhéran qui reconnaissait le Polisario et la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique). Le 1er mai dernier, le Maroc accusait l’Iran d’armer le Polisario,via son allié, le Hezbollah, le mouvement chiite libanais et rappelait son ambassadeur.

 

Esperons que la “charge politique” de ce match ne perturbe pas les Lions de l’Atlas et les joueurs iraniens. La semaine dernière, le compte twitter de Persian Football, un site de foot iranien publiait ce message, faisant référence au climat en Iran avant le début de la Coupe du Monde :

 

«Nous sommes déçus.... ce jeu magnifique de notre équipe devrait être libéré de la politique»

 

Place au football.