Un nomophobe n’est pas une personne qui déteste les homosexuels, ni même une personne qui déteste les personnes qui détestent les homosexuels. Vous suivez encore ?

 

Non, le terme nomophobe, récemment inventé pour nous faire flipper dans les magazines féminins est une contraction de « no mobile » et de « phobia ». Alors sommes-nous tous devenus des nomophobes ?

Un nomophobe souffre d'une véritable dépendance à son téléphone portable, au point d'avoir développé la phobie d'en être privé.

Lorsqu'un nomophobe se retrouve séparé de son téléphone ou que sa batterie est déchargée, ou même encore qu’il se trouve dans une zone sans réseau, il éprouve les mêmes symptômes qu'un consommateur de drogue en état de manque : du stress, de l'anxiété et un fâcheuse propension à se replier sur lui-même. Aie ! D’après une étude récente, plus de la moitié des 18-34 ans consulterait leur téléphone dès le réveil, avant même de se lever. 

Etre privé de son smartphone, c’est tout simplement craindre l’isolement, se précipiter dans l’inconnu, perdre pour un temps le rapport tactile avec son écran, un peu comme un bébé qu’on priverait de son ours en peluche dégoutant le temps d’un lavage en machine. Que vais-je faire ? Comment vais-je m’occuper ? D’ailleurs, l’ennui est certainement le plus grand déclencheur de la nomophobie. Quand vous êtes seuls en voiture, vous faites quoi hein?

Alors que faire docteur ?

D’après certains psys, il est devenu presqu’aussi compliqué de lacher son portable ou sa tablette et de retourner dans la vraie vie « sans un écran » que d’arrêter de fumer son paquet de clopes tous les jours. Certains vont même jusqu’à prescrire une thérapie cognitivo-comportementale pour enrayer l’addiction. Qu’on me rende mon ours bon sang !